Cyril Bounakoff, portrait (robot) d’un doctorant en robotique

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Passionné de robotique depuis le collège, Cyril Bounakoff participe, à 25 ans à peine, à l’innovation dans ce secteur en pleine effervescence. Actuellement en thèse à l’Université de Sherbrooke (Canada), cet ingénieur ECAM Arts et Métiers (2014), qui ne se prédestinait pas à la recherche, nous raconte son parcours et sa passion pour les androïdes.

Il y a une véritable dynamique dans le secteur de la robotique. La France investit de plus en plus dans l’innovation.

Quel a été votre parcours ?

Après ma terminale SSI au lycée Léonard de Vinci à Villefontaine, j’ai intégré l’ECAM Lyon. Depuis tout petit, je montais mes propres robots, le choix d’une école d’ingénieur généraliste était donc une évidence car je savais que je devrais faire appel à plusieurs sciences : les matériaux, la mécanique, l’électronique, l’informatique. C’est un stage en Californie, chez MAF Roda Industry, en tant que chef de projet R&D sur un système innovant de décompte des fruits sur une chaîne de fruits, qui m’a permis d’acquérir ma première expérience professionnelle dans la robotique. En parallèle, j’ai participé à la relance du Club robotique de l’ECAM Lyon. Une fois diplômé, j’ai enchaîné avec un Mastère spécialisé en Système intelligent et robotique à l’UPMC Paris. Je suis actuellement en doctorat de génie électrique et informatique à l’Université de Sherbrooke au Canada.

Sur quoi travaillez-vous dans le cadre de votre thèse?

Mon projet de doctorat porte sur le développement et l’intégration d’une peau électronique dédiée aux dispositifs robotiques. L’objectif est de permettre aux robots humanoïdes d’intégrer le sens haptique – toucher -, les aidant ainsi à sentir les obstacles et donc à les rendre plus efficaces dans leurs déplacements. Dans ces recherches, je travaille sur le robot IRL-1, une plateforme créée par le laboratoire de robotique intelligente, interactive, interdisciplinaire et intégrateur (IntRoLab)  de l’Université de Sherbrooke, pour faciliter l’interaction homme-robot.

La France est-elle en avance sur l’innovation robotique ?

La France est bien placée sur les questions de robotique et investit de plus en plus dans l’innovation. Elle possède surtout un tissu industriel favorable au développement d’entreprises dans ce domaine. Il existe également des laboratoires de recherche d’excellence, reconnus mondialement et qui bénéficient d’importants financements européens. Et de plus en plus, les formations en robotique fleurissent. On sent vraiment une dynamique dans ce secteur d’avenir.

Et après ?

Il me reste encore 2 ans minimum de thèse. J’ai pris goût à la recherche, je prolongerai peut-être l’aventure avec un post-doctorat dans un autre laboratoire à l’étranger… De plus, j’ai toujours été motivé par l’entrepreneuriat, et je pense que j’aimerais, à terme, créer ma propre entreprise en robotique .