Ingénieur d’affaires : il faut se démarquer sur le marché du travail

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Comme 48%* des jeunes ingénieurs ECAM, Blandine Chabert (ECAM 2014) a trouvé son emploi avant même la fin de ses études. C’est au sein du groupe international de conseil en ingénierie Abylsen, en Suisse, que Blandine évolue depuis 3 ans en tant qu’ingénieur d’affaires.

Etre issue d’une école d’ingénieurs est un gage de crédibilité pour pouvoir recruter à mon tour des ingénieurs.

Quel a été votre parcours ?

J’ai toujours été attirée par les matières scientifiques mais en terminale, je n’avais pas vraiment d’idée précise concernant mon parcours professionnel. C’est pourquoi je me suis orientée vers une école d’ingénieurs généraliste et j’ai choisi l’ECAM Lyon sur les recommandations d’amis et pour sa taille humaine. Après 2 années de prépa intégrée – avec un rythme soutenu mais dans une ambiance de classe exceptionnelle – j’ai effectué un 1er stage aux Philippines dans une société d’assemblage de cartes imprimées et de composants électroniques. L’occasion pour moi de découvrir une nouvelle culture et les missions d’un bureau d’études. En dernière année, mon stage de 6 mois s’est déroulé chez Abylsen à Lausanne (Suisse). J’ai tout de suite été séduite par le métier d’ingénieur d’affaires, qui m’avait été conseillé par une camarade de l’Ecole, elle-même en poste chez Abylsen. J’ai intégré l’entreprise en CDI dès la fin de mes études.

Quelles sont les missions d’un ingénieur d’affaires ?

Mon poste s’articule autour de 3 missions principales :

  • Business development : je fais de la prospection téléphonique ou physique auprès des entreprises pour identifier leur problématique, leurs attentes en termes de projets et de recrutement
  • Recrutement : je recrute des ingénieurs consultants qui répondent aux besoins des entreprises clientes. J’effectue les phases d’entretien, sélection, négociation et contrat
  • Gestion des équipes : j’assure le suivi des projets et des ingénieurs recrutés. Je gère actuellement une quinzaine de personnes, en plus d’une ingénieure d’affaires junior que je forme actuellement.

Mon territoire d’action se situant principalement en Suisse romande, je travaille surtout en français mais je pratique également l’anglais.

Quelles sont les qualités requises pour faire ce métier ?

Il faut savoir se remettre en question  et s’adapter à toutes les situations car chaque client et chaque candidat est différent. La communication reste à mon avis la qualité première de l’ingénieur d’affaires. Nous sommes constamment dans l’échange, par téléphone ou en face à face avec les entreprises et les ingénieurs. Etre issue moi-même d’une école d’ingénieurs est un véritable plus pour mon travail car je maîtrise le langage, les outils et, grâce à ma formation généraliste, je peux m’adapter à n’importe quel secteur d’activité (pharmaceutique, industrie lourde…).

Un conseil pour les futurs diplômés ?

Pour se démarquer sur le marché du travail, il faut savoir mettre en avant sa personnalité. Outre les expériences et compétences, le recruteur cherche le feeling, la personnalité du candidat lors d’un entretien. Bien entendu, être présent et actif sur les réseaux professionnels est aussi indispensable aujourd’hui.

Les seules limites que l’on a ce sont celles que l’on se met nous-mêmes.

 

* Enquête Emploi Promo ECAM Arts et Métiers 2015