Vincent Ricol : « Au revoir monsieur le professeur »

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Nombreux ont été les étudiants qui l’ont eu comme professeur : 3 334 élèves pour être précis, en 25 ans de carrière. Depuis 1992, Vincent RICOL a enseigné à l’ECAM Lyon avec passion et professionnalisme. Avant de savourer sa nouvelle vie de jeune retraité, Vincent Ricol revient sur son parcours à l’Ecole, ses souvenirs et ses anecdotes. « J’ai eu la chance d’avoir été prof mais aussi étudiant, d’apprendre continuellement au contact de personnes (les étudiants) qui ont la particularité de ne jamais vieillir ».

 

Quel a été ton parcours ?

En septembre 1992, j’ai effectué ma première rentrée à l’ECAM Lyon en tant qu’enseignant de projets industriels. J’avais derrière moi 12 années d’expérience industrielle dans la conception d’équipements techniques, quelques années d’enseignement au Venezuela et un diplôme d’ingénieur INSA. J’encadrais alors les techniques industrielles (TI) de la promotion 1994, des TD sur l’application industrielle d’un sujet d’entreprise. Au fur et à mesure des années, nous avons intégré davantage de notions de conduite de projets, laissant ainsi aux étudiants plus d’autonomie et de responsabilité. En 2012, les projets Léonard ont remplacé les TI. En 2004, j’ai commencé à fabriquer des bancs d’essai pour le LabECAM et encadré mes premiers PRD (Projet de Recherche & Développement).

En 25 ans, la pédagogie et l’Ecole ont-elles beaucoup évolué ?

Clairement ! Quand j’ai débuté, une promotion ECAM Arts et Métiers comptait 96 élèves (ils sont 195 aujourd’hui), nous utilisions le Minitel et les Pages Jaunes, faute d’Internet. La mobilité à l’international était à ses balbutiements, quelques pionniers partant aux Etats-Unis… Mes cours ont beaucoup évolué ; je suis passé de l’étude de la boîte de vitesse de la Clio à celle de Zoé.  Le campus aussi s’est transformé ! A mon arrivée en 1992, l’ECAM venait de se faire un nouveau visage après de grands travaux : le bâtiment Bonnetain avait été vidé de ses machines-outils pour être réaménagé. 25 ans plus tard, je pars au moment même où ce bâtiment connaît d’importantes transformations. Un beau clin d’œil !

Que retiendras-tu de ces  années ?

Arrivé un peu « par hasard » à l’ECAM Lyon, je peux dire que j’ai eu la chance d’avoir été professeur mais aussi de continuer sans cesse à apprendre, scientifiquement et humainement,  au contact de mes collègues et des élèves – ce public jeune qui a la particularité de ne jamais vieillir…-. Travailler dans une école permet également d’accompagner l’évolution de la société, en préparant des jeunes à des métiers d’avenir. En 1992, nos ingénieurs s’orientaient vers les métiers techniques, puis ce fut l’arrivée des NTIC et enfin l’émergence du secteur de l’environnement au détriment de celui de l’automobile.

Etre professeur, c’est apprendre toujours et monter chaque jour sur les planches pour transmettre et partager. La routine n’existe pas au contact des jeunes.