Un passionné d’aéronautique aux Etats-Unis

Jerry Coggio, ingénieur ECAM 2018, a toujours eu les yeux rivés vers le ciel. Travailler dans l’aéronautique était donc une évidence. Le faire aux Etats-Unis, une belle opportunité pour ce jeune Marketing Manager qui espère bien ne pas s’arrêter là pour la suite de sa carrière.

Des études d’ingénieur pour travailler dans l’aéronautique

J’ai toujours été passionné par les avions. A 16 ans, je passais ma première licence de pilote, à 17 celle d’ULM pour pouvoir faire le Tour de France en ULM. A 18 ans, ma licence de pilote privé en poche, c’est le ciel Européen qui s’ouvrait à moi. C’était donc une évidence de choisir une entreprise dans l’aéronautique pour mon alternance dans le cadre de ma formation d’ingénieur ECAM Génie Industriel et Mécanique.

À Sunaero, j’ai débuté comme ingénieur de bureau d’études puis responsable de projets techniques. Ma mission consistait en la conception de matériels dédiés à la maintenance aéronautique, jusqu’à leur  mise en production. J’ai aussi travaillé sur toute la refonte du système de métrologie de l’entreprise.  Objectifs : rationaliser les coûts et préparer au passage de l’ISO 17025 en faisant une analyse complète des risques sur les équipements et la mise en place de processus répondant aux exigences de la norme.C’était un travail très polyvalent.

Une spécialisation marketing

Au cours de mon cursus à l’ECAM Lyon, j’ai choisi la spécialité Ingénierie Affaires pour suivre des cours de marketing, de vente et négociation. C’est ce qui m’a donné envie de poursuivre dans ce domaine et d’enchaîner avec un Master en Marketing et ventes BtoB à l’IAE de Lyon, toujours en alternance chez Sunaero.

Un VIE aux Etats-Unis

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En 2019, on m’a proposé de partir dans la filiale américaine de Sunaero, à Nashville, en VIE pour 18 mois. Mes missions :

  • le renforcement de la présence de Sunaero en Amérique du Nord, avec l’ouverture de plusieurs hubs ainsi que la création de synergie avec des sociétés aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique
  • le développement et le renforcement de notre marque défense, Aerowing, aux USA mais aussi auprès de tous les partenaires américains. Cette marque doit devenir la marque militaire mondiale de Sunaero.

Professionnellement, c’est super ! J’ai beaucoup d’autonomie dans mon travail. Moins facile, pour moi, de m’acclimater à la culture du sud des Etats-Unis. Heureusement, je suis très à l’aise en anglais car j’ai toujours été immergé dans un environnement anglophone : bac européen et évolution dans une entreprise tournée vers l’international.

Les qualités d’un Marketing Manager

Je m’éloigne de la technique avec ce poste mais c’est une volonté. Le titre d’ingénieur apporte une aura et une crédibilité qui permet d’ouvrir beaucoup de portes, que l’on travaille dans la technique ou non.

Pour faire ce job, il faut bien entendu aimer l’aéronautique et connaître parfaitement son marché, connaître son environnement macro et micro (qu’il soit politique, économique, social, technologique, environnemental et légal, mais aussi à nos concurrents, nos clients, nos fournisseurs et nos distributeurs). Quand on fait de la stratégie, il faut un regard sur tout. Dans mon domaine de la maintenance aéronautique, je dois être au fait de toutes les actus. Il y a, par exemple, en ce moment des discussions à Washington qui pourraient « imposer » aux compagnies aériennes de réduire leur sous-traitance étrangère en matière de maintenance aéronautique. Idem, la conjoncture de l’évolution des consciences environnementales et du prix du brent viendront impacter sur du moyen terme directement nos clients, et donc potentiellement notre business. Il faut donc toujours garder une longueur d’avance sur notre marché !

Les relations humaines sont aussi très importantes, qu’importe le métier exercé. On ne peut pas réussir sans avoir de très bonnes relations avec les personnes avec lesquelles on travaille. Il faut faire preuve d’empathie, savoir se mettre à la place de l’autre, de lire son point de vu avec son prisme de lecture culturel et environnemental pour mieux appréhender son comportement, d’autant plus quand on travaille à l’international. C’est ce que j’ai pu développer pendant mes études à l’ECAM, en partie lors du stage à l’étranger que j’ai réalise en Asie.

Et dans 5 ans ?

Je me vois travailler en France car j’aime ce pays. Plus on va à l’étranger,  et plus on se rend compte que c’est un super pays. Travailler dans la Défense et pourquoi pas, plus tard, me lancer dans une carrière politique. C’est pourquoi je me suis inscrit à la fac de Droit :  je suis, par correspondance, un Master en Relations Internationales sur la Sécurité internationale et  la Défense à l’Université de Lyon 3.

J’aimerais également enseigner pour partager mon expérience, côté marketing et relations internationales.

J’ai 25 ans.  La seule limite que je peux avoir, c’est moi-même, je fais les choses sans limite. Je m’autorise à penser pouvoir faire des choses. Cela va au-delà du rêve, car je fais en sorte de mettre toutes les actions en place pour les concrétiser.