Un MSc en Management de l’industrie du sport après mon diplôme d’ingénieur

Stage ingénieur renault ecam

Alors que la majorité de sa promo faisait son entrée dans la vie active, Charly Letourneur, jeune ingénieur ECAM 2018, a choisi de poursuivre ses études en suivant un MSc Management de l’industrie du sport à l’EM Lyon Business School. A quelques mois de rentrer à son tour dans le monde du travail, il nous raconte son parcours, sa passion pour le sport, ses projets professionnels et l’intérêt de lier sa formation d’ingénieur ECAM à un Master en école de commerce.

Une école qui forme humainement et techniquement

Remise diplome ecam

Charly (3e en partant de la gauche) recevait son diplôme d’ingénieur généraliste aux côtés de ses camarades de promo ECAM Arts et Métiers

Après avoir obtenu mon Bac S en région parisienne, j’ai intégré ECAM Lyon car l’Ecole, de taille humaine, forme les étudiants techniquement, professionnellement, mais aussi humainement. C’est un choix que je ne regrette pas. Étudier l’ingénierie correspondait parfaitement à mes envies en sortie du Bac. Ma formation m’a apporté de nombreuses connaissances techniques dans des sujets très transverses tels que les matériaux, l’électronique, la supply chain, le numérique et toutes les autres matières qui fondent la culture d’un ingénieur. Mais au-delà de ces connaissances généralistes, c’est tout un façonnement de l’esprit, une façon de considérer l’ingénierie au service de l’humain et une ouverture d’esprit que j’ai pu acquérir lors de cette formation et c’est ce qui fait la grande force des ingénieurs ECAM.

D’où vient ta passion pour le sport ?

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Depuis tout petit, mon objectif était de travailler dans le milieu du sport.  A mon entrée dans l’Ecole d’ingénieurs ECAM Lyon, j’ai cherché à lier l’ingénierie et le sport. Ainsi, j’ai eu la chance de réaliser mon stage ingénieur à Renault Sport F1 en Angleterre. Lorsque l’on est passionné de sport automobile, il n’y a rien de mieux que d’évoluer dans une telle entreprise pendant 6 mois,  de vivre au rythme des grand-prix, au milieu des voitures de course et des pilotes que l’on ne voit habituellement qu’à la télé.  Et quoi de mieux que la Formule 1 comme exemple de domaine liant l’ingénierie et le sport ?! J’étais en charge de concevoir des pièces de la Formule 1 sous un logiciel de conception 3D et d’établir des rapports analytiques sur l’inertie et le poids de la voiture après chaque grand-prix. Dans le monde de la F1, le temps est compté et tout doit être produit en temps et en heure. Il fallait donc être efficace et précis pour que la pièce soit produite et envoyée en course rapidement. Ce stage m’a appris énormément au niveau de la création, la gestion de la pression et la prise d’initiative.

Outre le domaine, mon immersion dans un milieu anglophone a été un vrai plus pour gagner en aisance linguistique.  Dans un contexte de plus en plus mondialisé où l’ingénieur est amené à voyager et travailler beaucoup à l’étranger, ces expériences apportent une véritable ouverture d’esprit !

Pourquoi avoir choisi de poursuivre avec un MSc dans le sport ?

Au cours de ma formation d’ingénieur et des différents projets professionnels menés, j’ai réalisé que j’appréciais  les différents aspects du management d’équipe, la gestion de projet et l’amélioration continue. J’ai développé aussi une appétence pour tout ce qui touche au marketing et la communication, car ils permettent de valoriser des produits sur lesquels les ingénieurs travaillent. Dans la chaîne de vie d’un produit, la meilleure des innovations ne saurait se vendre sans travaux marketing poussés. Inversement, la fonction R&D est essentielle pour la longévité d’une entreprise. Dans le milieu du sport où l’agilité et l’efficacité des entreprises sont primordiales, ces deux secteurs sont de plus en plus liés. Par conséquent, de nombreuses entreprises recherchent des responsables à la double casquette ingénieur-manager ayant des responsabilités embrassant à la fois la R&D et le marketing ou pouvant être en charge du produit de sa conception jusqu’à sa mise en rayon. J’avais donc en tête d’approfondir toutes ces notions par un Mastère spécialisé, et quand j’ai vu que certaines écoles de commerce renommées proposaient des mastères spécialisés en management et marketing axés sport, je n’ai pas hésité une seconde. Cette double compétence est aujourd’hui un formidable atout dans la poursuite de ma carrière.

Un Mastère qui complète mon diplôme d’ingénieur

Le programme MSc in Sports Industry Management à l’EM Lyon Business School permet de développer une vision globale des dynamiques du marché international du sport et d’acquérir des compétences et techniques spécifiques pour réussir dans cette industrie hautement convoitée et compétitive. Le programme est entièrement dispensé en anglais. Parmi ma promo, on trouve des indiens, russes, américains, canadiens, allemands ou italiens. L’année est divisée en deux, entre Paris et Shanghai, avec de nombreux voyages de découverte de l’industrie du sport à Londres, Munich, Bruxelles et Annecy. Au programme de l’enseignement et des interventions d’experts, on trouve du brand marketing, du management, du retail, de la stratégie des marques, de l’entrepreneuriat, de l’économie ou la culture des organisations entièrement appliqués au domaine du sport. Cet enseignement ultra professionnalisant fut un parfait complément à ma formation initiale scientifique. Trois mois à Shanghai nous ont également permis de découvrir le business et l’industrie du sport en Asie.

Aujourd’hui, je peux dire que mes études m’ont permis de développer une culture générale technique approfondie et une compréhension globale des enjeux marketing et stratégique de tout produit.

 

Poursuivre avec un Mastère spécialisé : à faire ou ne pas faire ?

La poursuite d’études après une formation longue d’école d’ingénieur n’est pas la voie la plus empruntée par les diplômés, mais elle peut s’avérer très enrichissante. Que ce soit dans le sport comme moi ou dans tout autre domaine, cela permet de se spécialiser et de se professionnaliser dans un milieu bien précis. Bien que le diplôme d’ingénieur ECAM ne souffre d’aucune difficulté d’insertion sur le marché du travail, un mastère spécialisé peut permettre une insertion encore plus efficace dans un secteur d’activité bien précis.

Dans tous les cas, ce choix doit être mûrement réfléchi et s’inscrire dans un véritable projet professionnel. Au delà du coût, il est souvent conseillé de commencer à travailler quelques années avant d’opter pour une éventuelle spécialisation, car l’enseignement sera d’autant plus enrichissant lorsque l’on a un bagage professionnel plus conséquent.

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