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Alexandra, passionnée par l’énergie nucléaire

Donner du sens à son action : c’est une priorité pour Alexandra, ingénieur ECAM 2006. Depuis 12 ans dans le groupe EDF, elle est aujourd’hui Chef de Service Machines Tournantes et Electricité, et gère 140 personnes dans le domaine de la production d’électricité par l’énergie nucléaire.

Quand avez-vous commencé à vous intéresser à ce domaine ?

Je crois que le déclic s’est produit lors d’une présentation de la Société Française de l'Énergie Nucléaire (SFEN) sur le campus de l'école. Durant mon cursus, j’ai acquis des connaissances théoriques sur le sujet, et j’ai réalisé mon stage de première année de cycle d’ingénieur dans une centrale nucléaire en Suisse. Ces différentes expériences ont renforcé mon intérêt pour ce domaine et c’est pourquoi, en parallèle de ma formation d’ingénieur généraliste, j’ai effectué un Master Recherche en Energétique Physique Nucléaire.

Quel a été votre parcours professionnel ?

Jeune diplômée, j’ai débuté dans une entreprise de conseil en 2006, en contribuant à des études de sûreté pour le dimensionnement d’emballages combustibles. Une courte expérience d’un mois, car la société Bouygues m’a rapidement contactée pour me proposer un CDI alors que j’avais postulé dans ce groupe car je souhaitais faire un VIE pour acquérir une expérience internationale.

Dans un premier temps, j’ai participé à des études et des réponses à appels d’offres pour des travaux de démantèlement de centrales nucléaires en France. Et c’est en 2008 que je suis partie une année pour le projet de construction du nouveau sarcophage de Tchernobyl. Cette expérience m’a permis de visualiser comment se déroulent des projets d’une telle ampleur !

A mon retour en France, je souhaitais me rapprocher du terrain. Un ami qui travaillait chez EDF m’a expliqué comment se déroulait la production d’électricité en centrale nucléaire et je me suis dit que c’était fait pour moi : en 2009 je postulais pour devenir ingénieur d’exploitation.

J’ai commencé chez EDF par une formation de 18 mois pour être habilitée à être opératrice en salle de commande. Cela consiste à surveiller les paramètres de l’installation pour s’assurer du fonctionnement des équipements dans la plage attendue, à réaliser la surveillance des installations ou encore à réaliser des manœuvres sur les matériels de l’installation afin qu’elle produise de l’électricité en toute sûreté.

En 2012, on m’a proposé de suivre un nouveau cursus pour devenir chef d’exploitation. Je suis alors devenue responsable d’une équipe de 25 personnes en charge de l’exploitation de deux réacteurs nucléaires. Ce poste était en 3x8 ce qui veut dire que j’alternais les quarts de matin (6h-13h30), après-midi (13h30-21h) et nuit (21h-6h). J’avais 28 ans. En 2016, j’ai été nommée adjointe du Chef de service d’un service de 140 personnes gérant les activités de maintenance sur les matériels électriques et mécaniques dans la centrale nucléaire. Je pilotais le budget du service et les activités opérationnelles. Enfin, en 2019 je suis devenue Chef du service Machine tournantes et Électricité. Mon objectif est d’organiser les équipes pour qu’elles puissent réaliser en toute qualité les activités de maintenance, notamment la phase qu’on appelle le grand carénage : c’est une grande rénovation qui contribue à la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.

Qu’est-ce qui vous plait le plus depuis 12 ans dans votre entreprise ?

J’ai occupé 4 postes différents au cours de ces 12 dernières années car l’entreprise m’a offert des perspectives d’évolutions. C’est ce qui me motive et me donne confiance en l’avenir. Cela m’a permis de me remettre en question, de rencontrer de nouvelles personnes, de relever de nouveaux challenges. Et finalement, je ne me suis jamais installée dans une zone de confort qui ferait que je m’ennuie ou que je ne trouve pas mon équilibre. Dans cette usine, je m’épanouis, c’est une aventure technique et humaine au quotidien.

Mais le point le plus important, c’est surtout que je trouve du sens à mon action. Je considère que produire de l’électricité par le nucléaire est bon pour la planète car cela n’émet pas de CO2. Aujourd’hui, je crois en l’avenir du nucléaire et je m’engage au quotidien pour que nos installations soient maintenues dans un bon état qui permet de les rendre sûres. Travailler dans le groupe EDF est en cohérence avec mes valeurs, mes convictions environnementales.

Quels souvenirs gardez-vous de vos années à l'école ?

Ce qui me vient en tête, c’est un campus avec des équipements, parc-machine, de pointe qui nous permettaient de développer nos compétences et connaissances. Même si à l’époque je ne m’en rendais pas forcément compte, cela nous apportait une certaine légitimité auprès des entreprises par la suite. J’ai également le souvenir de professeurs issus de l’industrie qui donnaient beaucoup de sens aux cours. C’était très intéressant car ils nous ouvraient les yeux sur la réalité à laquelle nous allions être confrontés après nos études. L’enseignement théorique que j’ai reçu à l’ECAM a été d’une richesse phénoménale, déterminante pour la suite de mon parcours.

Et puis, bien sûr, il y a aussi l’esprit ECAM qui perdure avec les années et les bons souvenirs comme les week-ends au ski ou encore une course relais de 3 jours pour se rendre aux Sainte Marie de la mer... En 2021, la situation sanitaire nous contraint à reporter tout événement convivial pour fêter nos 15 ans de promotion… Mais, ce n’est que partie remise : nous sommes une bonne vingtaine à garder contact régulièrement !

Quel conseil donneriez-vous à un futur ingénieur ?

Je pense qu’il faut oser, lever la main, avoir le courage de ses ambitions. Les seules limites sont celles que l’on se fixe… alors, si un poste vous fait rêver, il faut vous donner les moyens de l’atteindre. Demandez -vous ce qui vous fait avancer au quotidien et ne lâchez rien !

Un autre conseil essentiel : ne jamais oublier les femmes et les hommes avec lesquels on travaille. Il faut avoir un vrai sens humain et une intelligence émotionnelle dans son quotidien. On peut être excellent en théorie mais si on n’est pas capable de communiquer, ça ne fonctionne pas.