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Photo de couverture : Florence, au centre de la photo, lors de son titre de Championne de France des moins de 20 ans obtenu en octobre dernier

Lorsqu’elle ne révise pas, Florence Rollot, actuellement en 3e année du programme ECAM Arts & Métiers, peaufine ses coups aux échecs, en virtuel ou lors de compétitions nationales et internationales. Récemment titrée Championne de France, elle nous parle de son parcours et de l’accompagnement de l’Ecole dans sa réussite.

Bravo pour ton titre ! D’où vient ta passion pour les échecs ?

Merci ! Les échecs sont avant tout une aventure familiale. Mon père, qui est ingénieur, jouait beaucoup aux échecs et c’est lui qui m’a transmis cette passion. En m’entrainant souvent, j’ai vite acquis un bon niveau et j’ai été Championne de France dès mes 12 ans. Je viens d’obtenir mon 3e titre de Championne de France, cette fois-ci dans la catégorie des moins de 20 ans. J’ai aussi eu l’occasion de participer à des championnats d’Europe et du Monde.

As-tu un accompagnement particulier de la part de l’Ecole ?

Oui. L’Ecole a un partenariat avec le club Lyon Olympique Echecs et la Fédération Française d’Echecs :«Filière Echec ». J’étais d’ailleurs la première étudiante de cette filière. Dans ce cadre, nous pouvons bénéficier de cours avec des entraineurs professionnels, qui sont tous Grand Maîtres. Ce sont des cours en groupe, que je partage avec les 4 étudiants de la Filière Echec de l’Ecole, mais on peut aussi bénéficier de cours particuliers dans l’année dans le cadre du partenariat.

Comment allies-tu ta passion et les études d’ingénieurs ?

J’ai des compétitions presque tous les week-ends, donc allier les deux n’est pas toujours facile, mais j’essaie de m’organiser au mieux ! Le week-end dernier, j’étais d’ailleurs à Paris pour jouer des matchs d’exhibition au Cercle National des Armées. J’essaie de toujours faire passer mes études en priorité. Pendant la prépa notamment, j’ai levé un peu le pied côté échecs pour arriver à suivre le rythme des cours.

Comment te prépares-tu aux compétitions ?

Au quotidien, je m’entraine sur Internet, contre d’autres joueurs en ligne, par exemple sur la plateforme Lichess. J’ai aussi un entraineur particulier qui me suit depuis longtemps. Avant les compétitions, il m’aide à me préparer : on regarde comment joue le prochain adversaire, quelles sont ses faiblesses… Après chaque partie, on analyse mon jeu, que j’aie gagné ou perdu.

Quels sont tes prochains défis ?

J’ai de grosses compétitions nationales qui arrivent, notamment le Top 16 au mois de juin, qui regroupe les 16 meilleurs clubs de France, par équipe. Sur le long terme, j’aimerais devenir « Grand Maitre Féminin ». Il me faudrait 2300 points au classement Elo et j’en ai actuellement 2000.

Est-ce que tu penses qu’un ingénieur développe un raisonnement qui peut l’aider dans ce sport ?

Oui je pense qu’un ingénieur et un joueur d’échecs ont un mode de réflexion qui peut être commun, un raisonnement scientifique, mathématique. Personnellement, les échecs m’aident beaucoup au niveau de la concentration et de la gestion du stress lors des examens. Je suis habituée à réfléchir de nombreuses heures, ça m’aide au niveau mental durant mes études.

Florence, lors d’un match de gala avec le Champion du Monde d’échecs russe Karpov (au centre de la photo) à la Mairie de Lyon

La série « Le Jeu de la Dame » a eu un gros succès l’année dernière. Est-ce que tu ressens un intérêt plus important pour les échecs depuis ?

C’est vrai que dans mon entourage, j’ai vu des personnes s’intéresser aux échecs depuis le succès de la série ! J’ai des amis sur le campus, et des nouveaux inscrits à mon club qui s’y sont mis grâce à ça. La série est sortie durant le deuxième confinement, donc je pense que le timing a aidé aussi, dans la mesure où c’est un sport très facilement accessible en ligne.

En revanche, les filles manquent encore dans le monde des échecs, alors que cette série mettait en avant une jeune fille. Déjà, il y a un manque de professeurs féminins. De ce fait, les jeunes filles ne se sentent probablement pas assez représentées ou touchées par ce sport. Aujourd’hui, il y a très peu de femmes dans le monde qui peuvent vivre des échecs.

Souhaites-tu faire carrière dans les échecs ?

Je souhaite que les échecs restent un loisir, mais c’est dans le monde de l’ingénierie que j’aimerais travailler. Je fais passer mes études avant les échecs, et je souhaite plus tard trouver un emploi grâce à mon diplôme d’ingénieur ECAM Arts & Métiers et aux stages que j’aurai réalisés dans ce cadre. Je n’ai pas encore d’idée précise quant à mon futur secteur ou mon futur métier, mais je sais que mon cursus d’ingénieur généraliste m’ouvre de nombreuses opportunités pour trouver une orientation qui me plaira.