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Jean-Christophe, un directeur d’usine qui cultive sa passion pour le management

Ingénieur ECAM promo 96, Jean-Christophe Pascal est directeur d’usine chez Royal Canin, le fabricant spécialiste de nutrition santé des animaux de compagnie.  

Intégré en 2002 au groupe agroalimentaire Mars, Royal Canin, qui emploie 7 000 personnes dans le monde, a conservé son siège social à Aimargues, dans le Gard, sur le site de production historique de l’entreprise, dirigé aujourd’hui par Jean-Christophe. Découvrez son parcours marqué par l’ouverture et le goût prononcé pour le management !

Quel a été votre parcours professionnel ?

Un parcours, c’est une série de choix et d’opportunités. Je commencerai par recommander aux jeunes de se laisser le temps de découvrir des métiers et des secteurs afin de trouver leur voie pour s’épanouir dans la vie professionnelle. Ainsi, j’ai réalisé mes stages d’élève-ingénieur en R&D dans l'aéronautique, un domaine d’expertise technique très pointu et passionnant mais qui finalement ne correspondait pas vraiment à mes attentes. Cette expérience m’a permis par la suite d’adapter mes choix de carrière.

J’ai choisi de débuter ma carrière dans un grand groupe industriel susceptible de me proposer une ouverture à l’international : PSA Peugeot Citroën. Durant mes 10 ans dans ce groupe, j’ai vécu deux expatriations, une en Iran et l’autre en Slovaquie. J’ai évolué dans des fonctions de conduite de projet puis de management d’équipe avec les métiers de production et de manufacturing, jusqu’au poste de Responsable du la maintenance d’une grosse unité basée sur le site de Sochaux. J’ai quitté le groupe lors d’une des premières crises de l’automobile, à un moment où j'avais envie d’explorer un autre domaine industriel.

J’ai alors saisi une belle opportunité dans l’agroalimentaire : j’ai intégré la division de la nutrition infantile du groupe Danone. Bras droit du directeur d’une usine de 500 personnes à Brive la Gaillarde, j’avais en charge les équipes de production et de maintenance de Blédina. Durant 3 ans, j’ai élargi mon niveau de responsabilité et eu le plaisir d’interagir avec d’autres entités de l’entreprise, comme le marketing ou la R&D.

C’est ensuite au sein du groupe Mondelez, toujours dans l’agroalimentaire, que j’ai pris ma première direction d’usine. C’était un beau challenge qui m’a permis d’appréhender l’ensemble du fonctionnement d’un site avec des fonctions industrielles – la production, la maintenance ou encore la supply chain -, mais aussi des enjeux et des responsabilités dans le domaine des ressources humaines et de la gestion financière. C’était également un challenge culturel de travailler dans un groupe américain.

Par la suite, grâce à mon réseau, après une expérience au sein du groupe Panzani, j’ai intégré Royal Canin, où je dirige une usine, celle où est née l’entreprise.

En quoi consiste le métier d’un directeur d’usine ?

Pour être directeur d’usine, il faut avant tout avoir la passion du management et des Hommes !  Une grande partie de mes missions relèvent des responsabilités managériales.  La taille de mes équipes est conséquente : plus de 250 personnes sur un site qui fonctionne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 tout au long de l’année.  L’activité est dense : 5 lignes de process et 9 de conditionnement hautement automatisées et un entrepôt de produits finis desservant 200 000 tonnes par an dans 102 pays.

Diriger une usine nécessite une forte capacité à appréhender les sujets de manière transverse - et parfois en urgence-, en matière industrielle mais aussi de finance, sécurité, qualité produit ou de ressources humaines.  Avoir une solide formation d’ingénieur généraliste, avec un large spectre de compétences (comme celle dont j’ai bénéficié à l’ECAM), est donc un atout indéniable. Il faut également s’appuyer sur les aptitudes acquises dans les différentes expériences de début de carrière.

Quelle place a l’international dans votre vie professionnelle ?

Ayant grandi à l’étranger, je suis profondément convaincu de la richesse des échanges interculturels. On parle de plus en plus d’inclusion, de diversité ; cela passe par la capacité à travailler, à communiquer, à échanger et à construire avec des gens de cultures différentes.

La dimension internationale de mon métier m’apporte beaucoup au quotidien. J’ai des interlocuteurs qui sont en Asie, en Australie, mais aussi au Japon, et travailler dans un tel contexte permet d’appréhender des méthodes de travail et des perceptions très différentes. Je suis très fan des parcours de carrière croisés et qui ont, à un moment ou un autre, une dimension internationale. Cela peut se faire à l’étranger – et le groupe Mars propose d’ailleurs des opportunités de carrière à l’international-  mais aussi en France en travaillant dans un milieu cosmopolite.

Pourquoi aviez-vous choisi notre Ecole ?

D’abord pour sa formation généraliste. Je pensais que cela m’offrirait beaucoup de possibilités une fois diplômé, et cela s’est confirmé ! Ensuite, c’est la dimension humaine de l’école que j’ai perçue dès les premiers échanges lors des visites que j’ai pu faire. Il y a une vraie proximité entre les élèves, les professeurs et la direction de l’école. Enfin, le dernier point, c’est que déjà à l’époque il y avait des liens assez forts avec l’industrie. Je pense que je n’aurais pas fait un stage aux USA sans les partenariats de l’Ecole.

Ce sont ces facteurs qui m’ont intéressé et qui se sont révélés être un excellent choix.