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Quand une imprimante 3D en génère une autre…

Adrien NEUROUTHAdrien NEUROUTH, ECAM 2012, actuellement en thèse au sein du Pôle Energétique de l’ECAM Lyon, a réalisé lui-même une imprimante 3D. Il a ainsi pu mobiliser toutes ses compétences Arts & Métiers et utiliser notamment l’imprimante 3D acquise grâce aux donateurs ayant soutenu la Fondation ECAM par la Campagne de Dons 2013 « Se construire par l’innovation ». Retour sur le projet…

« Le principe de l’imprimante 3D existe maintenant depuis de nombreuses années. Elle a été longtemps réservée aux professionnels à des fins de prototypage rapide en raison du coût d’acquisition des machines. Il existe de nombreuses technologies allant du frittage sélectif de poudre à la polymérisation sélective de résines sensibles aux UV. De même les matériaux imprimables sont divers allant des plastiques aux métaux en passant par le béton.  Aujourd’hui, les imprimantes 3D subissent un regain de notoriété dans le grand public. Cela est dû à plusieurs raisons qui, mises en parallèle, ont fait décoller l’impression 3D amateur. Parmi ces raisons, l’explosion des projets amateurs autour des cartes de prototypage arduino et du contexte open source qui tourne autour. A cela s’ajoute la fin du brevet sur la technologie de fabrication additive par dépôt de fil plastique, qui a permis la commercialisation d’imprimantes amateurs peu chères.

Voyant les projets d’imprimante 3D sur Internet, l’idée m’est venue de m’équiper. Cet outil est très puissant, il permet la réalisation de pièces sur mesure dans le cadre de projets personnels, l’obtention d’objets du quotidien personnalisés, ou encore,  de réparer des systèmes qui auraient été jetés faute de pièces de rechange. Il est aujourd’hui possible d’acheter des kits pour réaliser soi-même une imprimante 3D à la maison. Bien que ces kits soient abordables et prêts à l’emploi, j’ai choisi de concevoir et construire mon imprimante moi-même.  Trois raisons ont motivé mon choix :
- le prix de revient,
- obtenir les meilleures performances possibles,
-  maîtriser entièrement les techniques mises en jeu.

Imprimante 3D créée par Adrien La création d’une imprimante 3D est pluridisciplinaire. Il y a bien sur une bonne part d’informatique et de programmation. Heureusement, la totalité des programmes informatiques nécessaires sont disponibles en open source, il n’y a que le programme qui sera injecté dans le microcontrôleur de la machine qui est à adapter. Il y a aussi une grosse partie électrotechnique avec la gestion des moteurs et des différents capteurs. La mécanique n’est elle-aussi pas oubliée avec la nécessité de créer un système de positionnement relativement précis. Enfin, le coté matériaux est lui-aussi nécessaire. Cela va du choix de la matière première en vue des caractéristiques voulues, au choix des températures pour garantir une bonne cohésion de la pièce et son adhérence au plateau de l’imprimante.

Aujourd’hui, j’ai donc à disposition une imprimante 3D qui me sert pour de multiples projets personnels. Choisir un kit m’aurait surement permis de l’obtenir plus rapidement, cependant je trouve le chemin réalisé très intéressant et enrichissant. J’ai pu appliquer ce que j’ai vu en cours à l’ECAM, et choisir les solutions techniques qui me paraissaient les meilleures en fonction de mon budget. J’ai aussi découvert, grâce à ce projet, les cartes arduino et leur puissance. Enfin la réalisation de l’imprimante m’a permis de maitriser les techniques mises en œuvre. Je peux maintenant faire évoluer mon imprimante et en maitrise tous les réglages.

De manière générale, je pense que l’imprimante 3D a un bel avenir du côté des professionnels. Que ce soit dans l’industrie avec la réalisation de pièces métalliques à forte valeur ajoutée, ainsi qu’avec la création rapide de prototype fonctionnel, ou dans la médecine avec l’impression de prothèses sur mesure."

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