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Victor, passionné de ski, développe sa marque Made in France

Ingénieur ECAM (Arts & Métiers promo 2014) passionné de ski, Victor Edouard est un entrepreneur. Il y a trois ans, il a créé sa propre marque de ski en bois Made in France : « Marcel Livet ».

Quel a été ton parcours depuis l’ECAM ?

C’est d’abord en cycle ingénieur, après un DUT, que j’ai intégré la formation ECAM Arts & Métiers et j’ai été diplômé en 2014. Ensuite, j’ai débuté ma vie professionnelle dans l’entreprise d’horlogerie Vacheron Constantin, en Suisse. J’y ai travaillé sur des missions très techniques liées à la science des matériaux, puis j’ai évolué sur des tâches plus organisationnelles, notamment au niveau du lean management et de la supply chain management. Après 4 ans, j’avais l’opportunité de prendre la responsabilité de la logistique du site de Genève mais j’ai fait un autre choix : j’ai décidé de monter mon entreprise de fabrication de skis artisanaux : Marcel Livet.

D’où vient la création de Marcel Livet ?

J’ai toujours fait énormément de ski et je songeais à débuter ma carrière dans ce domaine, avant de trouver mon premier emploi chez Vacheron Constantin. Quelques années après la fin de mes études, j’ai commencé à fabriquer des skis avec un ami dans mon garage. On a d’abord créé nos moules, puis créé les skis, au départ pour s’amuser.

J’ai finalement assez vite pris le sujet au sérieux, en me disant que je pourrais faire quelque chose de sympa en fabriquant des skis de manière artisanale. J’ai donc créé Marcel Livet en 2018.

Le projet commence à grandir, avec une équipe de 4 personnes aujourd’hui. On commence à vendre davantage de produits : nous avons développé une gamme complète de skis alpins, vendue chez des détaillants mais aussi sur notre site web, ce qui est peu courant dans notre domaine, car les marques de ski ne vendent habituellement pas en direct.

Notre ambition est de développer la marque autour de l’ADN de la montagne, du vintage et de l’artisanat français, en élargissant notre gamme de produits. Nous allons lancer prochainement une gamme de moufles et nous espérons que l’accueil sera tout aussi bon !

[caption id="attachment_13794" align="aligncenter" width="700"] © Marcel Livet[/caption]

Pourquoi ce nom ?

La marque vient du nom de mon arrière-grand-père. La passion du ski s’est transmise de génération en génération dans ma famille. Cette marque est une manière de lui rendre hommage ! Il a beaucoup œuvré pour le développement de la pratique et de l’enseignement du ski alpin en France, et pour l’entretien des refuges notamment, en tant que dirigeant du Club Alpin Français dans les années 1950.

Ta formation d’ingénieur ECAM t’aide-t-elle à développer ton entreprise ?

Je pense que si je n’étais pas passé par l’ECAM et Vacheron Constantin, je n’arriverais pas à développer Marcel Livet. Ces deux étapes, complémentaires, m’ont apporté les compétences, la maturité et les connaissances indispensables pour réussir. Les aspects techniques que j’ai acquis à l’ECAM me servent au quotidien, notamment ce qui touche aux matériaux, au process de fabrication, …

L’ECAM forme bien à la création d’entreprise, grâce notamment à son côté généraliste et sa vision globale. D’ailleurs aujourd’hui plus que jamais, je dois être très polyvalent et c’est passionnant ! J’apprends beaucoup, notamment sur la partie financière, sur le marketing et la communication.

Vous inscrivez votre entreprise dans une démarche responsable ?

Je pense qu’on doit tous se poser des questions liées au développement durable, mais surtout des ingénieurs qui débutent leur carrière ! De notre côté, nous avons fait un choix : celui de produire en France. C’est un engagement que nous prenons. Cela implique que nous ne nous battons pas avec les mêmes prix que nos concurrents et nous pouvons avoir, parfois, de la difficulté de trouver des partenaires en France pour fabriquer certaines pièces. Nous souhaitons alimenter une économie plus responsable, en tout cas y participer ! Un des grands plaisirs de la création d’entreprise c’est de pouvoir défendre des causes, des valeurs, qui nous correspondent à 100%.

On voit d’ailleurs de plus en plus d’entreprises artisanales gérées par des personnes hautement qualifiées, des diplômés de grandes écoles, qui souhaitent revenir à quelque chose de plus authentique. Ce sont ceux qu’on appelle les « néo-artisans ».

Que dirais-tu à un élève-ingénieur qui voudrait créer son entreprise ?

Il faut préparer son projet et y aller : il ne faut pas repousser longtemps son envie de devenir entrepreneur. Quand on est jeune, même si on a peu d’expérience, on a l’énergie, l’envie, et pas grand-chose à perdre. Je crois que plus on attend, et moins on y va.

C’est d’ailleurs un conseil que j’ai entendu lors d’une formation sur l’entrepreneuriat à l’ECAM, et qui a toujours résonné dans mes oreilles !

Photo de couverture : © Axel Phelipon