« Le Procès de King-Kong » transporte le public dans un tribunal populaire, où les protagonistes, Axel, Alex et Omar, sont confrontés à trois affaires dérangeantes. Ces situations, vécues lors de soirées d’intégration mouvementées, mettent en lumière les mécanismes parfois complexes des violences et des discriminations.
En exprimant leurs points de vue et en influençant le déroulement des événements, les spectateurs sont encouragés à remettre en question leurs propres attitudes et à engager un dialogue ouvert sur ces enjeux de société. Chaque personnage revisite ses expériences et débriefe en direct les moments clés de leurs soirées, parfois mouvementées. Dirigée par un juge, l’institution invite ensuite le public à participer activement au processus judiciaire. Les zones « d’accord », « pas d’accord » et « ne sait pas » dans la salle permettent une réflexion collective et dynamique, donnant ainsi au public un véritable pouvoir de décision sur les situations présentées.
En prenant part au processus de jugement, les spectateurs sont amenés à réfléchir à leur responsabilité individuelle et collective dans la création d’un environnement respectueux et inclusif. Cette prise de conscience est essentielle pour promouvoir des comportements éthiques et des relations saines au sein de toute communauté. La pièce offre ainsi une plateforme unique pour réfléchir aux violences sexistes et/ou sexuelles, ainsi qu’aux discriminations, tout en mettant en lumière les conséquences de certains comportements.
L’intégration de pièces de théâtre immersives telles que « Le Procès de King-Kong » dans des environnements éducatifs comme ECAM LaSalle revêt une importance qui n’est aujourd’hui plus anodine. Ces initiatives offrent l’opportunité aux étudiants de se confronter de manière concrète et réaliste aux problématiques de violences sexistes et sexuelles, de consentement, de discriminations et d’injustices sociales encore présentes dans certains quotidiens. L’école vise à former des individus conscients et capables d’être les vecteurs d’une culture d’inclusion et de respect mutuel au sein de leur communauté étudiante.